Assemblée législative de transition du Burkina Faso
Assemblée législative de transition
Agroécologie au Burkina Faso : quel bilan pour la mise en œuvre de la stratégie nationale de développement ?
Les honorables députés ont interpellé le mardi 11 mars 2025 à l'ordre du jour de la plénière deux membres du gouvernement sur des sujets d’actualité faisant office de questions orales avec débats.
La première question orale avec débats appelée est de l'honorable Diédon Alain HIEN. Cette question est relative au bilan de la mise en œuvre de la Stratégie nationale de développement de l’agroécologie au Burkina Faso ainsi que les stratégies envisagées par le Gouvernement pour produire, nourrir au quotidien avec qualité et sécurité les Burkinabè dans une perspective de protéger les générations actuelles et celles futures. Elle est adressée au ministre en charge de l'agriculture représenté à cette plénière par Dr Amadou DICKO, ministre délégué en charge des ressources animales. Prenant la parole devant la Représentation nationale, Dr Amadou DICKO a tenu à rappeler aux députés que la stratégie nationale de développement de l'agroécologie adoptée au Burkina s'est fixé comme objectif global durant la période 2023-2027 d'accroître durablement la productivité et la production agro-sylvo-pastorale, halieutique et faunique par l'intensification agroécologique. Pour un coût global de 19.516.433.000FCFA, elle est bâtie autour de 03 axes stratégiques : l’amélioration de la gouvernance de l'agroécologie, la mise à l'échelle de l'agroécologie dans toutes les régions du Burkina Faso et le renforcement des capacités des acteurs de l'agroécologie et des agents d'appui conseil. Le ministre délégué en charge des ressources animales a aussi précisé qu'aujourd'hui, les préoccupations concernant la sécurité des aliments prennent de plus en plus d'importance et l'agroécologie se présente comme un atout inspirant. Cette approche agricole, qui vise à cultiver en harmonie avec la nature, offre une multitude d’avantages pour la santé humaine. Dr Amadou DICKO a terminé en soulignant qu'au Burkina Faso, l'agroécologie va continuer à cohabiter avec l'agriculture conventionnelle. Néanmoins le gouvernement a pris des dispositions pour réduire les denrées importées souvent d'origine douteuse, pour durcir la législation portant contrôles des engrais et des pesticides et pour augmenter les quantités des fertilisants organiques dans les dotations. Le Burkina Faso a pris des engagements pour la promotion des pratiques l'agroécologiques sur au moins 30% des emblavures à l'horizon 2040.