Secteur de la Santé : plus de 103 milliards de FCFA pour renforcer la résilience du système sanitaire burkinabè
La plénière du mardi 30 juin 2026 a examiné le projet de loi portant ratification de l'ordonnance portant sur les accords de financement du Projet de Renforcement de la Performance et de la Résilience des Systèmes de Santé (PRPRSS).
Le rapport, présenté par la députée Nemata Brigitte ZOUNGRANA au nom de la Commission des finances et du budget (COMFIB), a reçu un avis favorable à l'unanimité, ouvrant la voie à l'adoption du texte en plénière.
D'un coût global de 158 millions d'euros, environ 103,7 milliards de FCFA, le projet est financé principalement par un crédit de l'IDA de 142 millions d'euros, à taux zéro, avec 10 ans de différé et une maturité de 50 ans, complété par un don du Mécanisme de financement mondial de 17 millions de dollars US.
Prévu sur la période 2025-2030, le PRPRSS doit bénéficier à l'ensemble des 23,4 millions d'habitants du pays, avec une priorité donnée à 7 millions de personnes vivant dans six régions touchées par la crise sécuritaire.
Le programme prévoit notamment la construction de 4 unités de réanimation, la transformation de 30 centres de santé en centres médicaux communaux, l'acquisition de 50 ambulances, 13 cliniques mobiles et 12 camions pour la gestion des déchets biomédicaux. Plus de 10 millions de femmes et d'enfants devraient bénéficier de services de nutrition de base, tandis que 600 agents de santé seront formés dans le cadre de l'approche "One Health" pour renforcer la sécurité sanitaire aux frontières.
À mi-2026, le projet affiche un taux d'exécution physique de 23% et un taux de décaissement financier de 15,6%, jugé conforme à la phase de démarrage. Parmi les arbitrages marquants : l'apurement de 35,4 milliards de FCFA de dette sociale hospitalière, et la réorientation du financement de la Centrale d'achat des médicaments vers l'autofinancement pour la construction de trois entrepôts à Ouagadougou, Bobo-Dioulasso et Fada N'Gourma.
C'est au regard de l'impact attendu sur la réduction de la mortalité maternelle et néonatale, ainsi que de l'amélioration globale de l'offre de soins, que les députés ont été motivés à adopter ce projet de loi à l'unanimité en plénière de l'Assemblée législative du Peuple.