Développement du tourisme ourisme interne dans le GUIRIKO : les promoteurs plaident pour un meilleur accompagnement du secteur
La délégation de parlementaires membres de la Commission du développement durable de l’Assemblée législative du peuple a échangé avec les acteurs de la chaîne touristique à Bobo-Dioulasso. Au cours de la rencontre , une revue des potentialités de la région, mais surtout les difficultés qui freinent le développement du secteur a été fait aux députés.
Hôteliers, restaurateurs, agences de voyage, guides touristiques, promoteurs d’espaces de loisirs, agents des services techniques et des collectivités, ont, tour à tour, exposé les réalités vecues.
Pour le responsable de la délégation des parlementaires, cette démarche répond au besoin de mieux s'imprégner des défis du secteur. « Il faut que nous-mêmes puissions connaître, découvrir et nous approprier nos potentialités et voir comment conjuguer nos efforts pour rendre le secteur du tourisme davantage porteur », a expliqué le camarade HIEN Diedon Alain, président de la commission. Selon lui, le tourisme ne peut véritablement contribuer au développement économique que si les Burkinabè eux-mêmes deviennent les premiers visiteurs et ambassadeurs de leur patrimoine.
La région du Guiriko dispose, à cet égard, d’importantes potentialités. Des sites culturels, historiques et naturels, mais également des manifestations comme la Semaine nationale de la culture capables d'attirer des milliers de visiteurs.
Les professionnels du secteur ont rappelé les effets successifs de l’insurrection, de la Covid-19 et de la crise sécuritaire sur leurs activités. Plusieurs hôtels ont fermé, des guides se sont reconvertis et de nombreux établissements fonctionnent aujourd’hui avec une clientèle réduite. « Le secteur du tourisme a beaucoup souffert. Aujourd’hui, la promotion du tourisme interne est devenue une nécessité », a souligné un représentant des acteurs privés.
Pour les promoteurs, la promotion du tourisme interne doit être accompagnée par des mesures concrètes : l'amélioration de l’accessibilité des sites, l'aménagement des sites pour créer des centres d'attractivité, un financement adapté aux besoins réels.
Au-delà de ces préoccupations, la question de la conservation et de l’aménagement des sites touristiques a occupé une place importante dans les échanges.
Les acteurs ont cité plusieurs sites présentant un potentiel important mais qui restent insuffisamment aménagés, voire difficilement accessibles.
La zone de Dafra a notamment été évoquée comme un espace à fort potentiel touristique, mais confronté à des problèmes d’occupation et de dégradation. La nécessité de sécuriser le foncier des sites touristiques a également été soulignée. Enfin, le nécessaire renforcement de capacités s'est invité au débat .
Les parlementaires ont encouragé les acteurs à dépasser les logiques individuelles et à renforcer les organisations professionnelles. La mutualisation des moyens pourrait notamment permettre aux entreprises locales de mieux faire face à la concurrence de grands groupes nationaux et internationaux.
Au terme des échanges, le président de la Commission du développement durable a rappelé la différence entre les missions du Parlement et celles du gouvernement.
Le gouvernement est chargé de mettre en œuvre les politiques publiques, de réaliser les infrastructures et de délivrer les autorisations. Le Parlement, lui, légifère, contrôle l’action gouvernementale et peut formuler des recommandations.
Les préoccupations exprimées par les acteurs seront donc consignées dans le rapport de la mission d’information. Elles pourront donner lieu à des recommandations à l’endroit du gouvernement.
La mission entend ainsi faire de cette immersion dans le Guiriko un véritable outil d’aide à la décision, afin que les potentialités touristiques de la région puissent davantage contribuer à l’économie locale et, au-delà, au développement du Burkina Faso.
#Bobo Dioulasso | le 21 août 2026
Développement du tourisme ourisme interne dans le GUIRIKO : les promoteurs plaident pour un meilleur accompagnement du secteur
La délégation de parlementaires membres de la Commission du développement durable de l’Assemblée législative du peuple a échangé avec les acteurs de la chaîne touristique à Bobo-Dioulasso. Au cours de la rencontre , une revue des potentialités de la région, mais surtout les difficultés qui freinent le développement du secteur a été fait aux députés.
Hôteliers, restaurateurs, agences de voyage, guides touristiques, promoteurs d’espaces de loisirs, agents des services techniques et des collectivités, ont, tour à tour, exposé les réalités vecues.
Pour le responsable de la délégation des parlementaires, cette démarche répond au besoin de mieux s'imprégner des défis du secteur. « Il faut que nous-mêmes puissions connaître, découvrir et nous approprier nos potentialités et voir comment conjuguer nos efforts pour rendre le secteur du tourisme davantage porteur », a expliqué le camarade HIEN Diedon Alain, président de la commission. Selon lui, le tourisme ne peut véritablement contribuer au développement économique que si les Burkinabè eux-mêmes deviennent les premiers visiteurs et ambassadeurs de leur patrimoine.
La région du Guiriko dispose, à cet égard, d’importantes potentialités. Des sites culturels, historiques et naturels, mais également des manifestations comme la Semaine nationale de la culture capables d'attirer des milliers de visiteurs.
Les professionnels du secteur ont rappelé les effets successifs de l’insurrection, de la Covid-19 et de la crise sécuritaire sur leurs activités. Plusieurs hôtels ont fermé, des guides se sont reconvertis et de nombreux établissements fonctionnent aujourd’hui avec une clientèle réduite. « Le secteur du tourisme a beaucoup souffert. Aujourd’hui, la promotion du tourisme interne est devenue une nécessité », a souligné un représentant des acteurs privés.
Pour les promoteurs, la promotion du tourisme interne doit être accompagnée par des mesures concrètes : l'amélioration de l’accessibilité des sites, l'aménagement des sites pour créer des centres d'attractivité, un financement adapté aux besoins réels.
Au-delà de ces préoccupations, la question de la conservation et de l’aménagement des sites touristiques a occupé une place importante dans les échanges.
Les acteurs ont cité plusieurs sites présentant un potentiel important mais qui restent insuffisamment aménagés, voire difficilement accessibles.
La zone de Dafra a notamment été évoquée comme un espace à fort potentiel touristique, mais confronté à des problèmes d’occupation et de dégradation. La nécessité de sécuriser le foncier des sites touristiques a également été soulignée. Enfin, le nécessaire renforcement de capacités s'est invité au débat .
Les parlementaires ont encouragé les acteurs à dépasser les logiques individuelles et à renforcer les organisations professionnelles. La mutualisation des moyens pourrait notamment permettre aux entreprises locales de mieux faire face à la concurrence de grands groupes nationaux et internationaux.
Au terme des échanges, le président de la Commission du développement durable a rappelé la différence entre les missions du Parlement et celles du gouvernement.
Le gouvernement est chargé de mettre en œuvre les politiques publiques, de réaliser les infrastructures et de délivrer les autorisations. Le Parlement, lui, légifère, contrôle l’action gouvernementale et peut formuler des recommandations.
Les préoccupations exprimées par les acteurs seront donc consignées dans le rapport de la mission d’information. Elles pourront donner lieu à des recommandations à l’endroit du gouvernement.
La mission entend ainsi faire de cette immersion dans le Guiriko un véritable outil d’aide à la décision, afin que les potentialités touristiques de la région puissent davantage contribuer à l’économie locale et, au-delà, au développement du Burkina Faso.